APOLLONIUS ABRAHAM SCHWARZ + CLOSET DISCO QUEEN


SAMEDI 28 AVRIL, PORTES 20H, CHF 10


ApOllonius AbRaham ScHwarz
« A chaque fois, c’est la même chose ! Les gens me demandent : qu’est-ce que c’est que ce nom bizarre ? Et c’est quoi cette musique bizarre ? En fait, vous êtes juste bizarres ou quoi ? » nous confie, sourire railleur aux lèvres, l’énigmatique leader de la formation lausannoise. Pressé par nos questions, il n’a néanmoins pas voulu en dire plus, ce qui soulève des doutes légitimes : Mystère entretenu à des fins de réclame ? Magma opaque uniquement pour nos oreilles non initiées ? Provocation pure et simple ? Passons sur le nom, référence presque transparente à un oiseau migrateur en voie de disparition, et prêtons un instant attention au style musical proposé. Il s’agit au premier abord de « jazz », ce que tout le monde connaît, mais… mais ce n’est pas vraiment du « jazz », puisque chacun sait que le jazz est une musique un peu plate, tristement symétrique et ennuyeuse pour tout autre que celui qui en joue. Non, Apollonius (optons pour la familiarité), lui, fait du jazz « asymétrique », ce qui n’a rien à voir avec le « jazz », cela va sans dire. Enfin, cerise sur le gâteau, ce n’est pas « juste » du « jazz » asymétrique (donc pas ennuyeux, on l’aura compris, ce qui est déjà pas mal), c’est encore du « jazz » asymétrique MASSIF. Et là, pas besoin d’éclaircissement supplémentaire : ça va être du costaud.


Closet Disco Queen
Pas facile, quand on est une danseuse douée mais qu’on a honte de son corps, de s’aventurer dans les clubs avec l’espoir naïf d’en remontrer aux belles écervelées qui pensent qu’un simple dandinement mérite le qualificatif de « déhanchement gracieux ». Alors autant s’enfermer dans les toilettes avec une stéréo qui crache du « Chic » et dévoiler ses talents au miroir solitaire encrassé de taches de dentifrice, témoin a priori neutre mais désespérément muet. C’est un peu ce à quoi se sont résignés les deux géniaux (mais discrets) représentants de « Closet Disco Queen » : loin des sirènes de la popularité facile, le duo réjouit un public rétif aux préjugés avec un rock à tendance (de leur propre aveu) psyché-kraut, parfois progressif, parfois hyper frontal, souvent très expérimental. Une découverte en mode « uppercut » qui devrait faire voler en éclat les attentes compassées du public régional.